Le Mont Colombis

Le mont Colombis : le défi de votre été en vélo de route

Le mont Colombis en vélo de route : une ascension exigeante aux pentes redoutables

Au sommet, un panorama exceptionnel sur le lac de Serre-Ponçon et les massifs alpins.

 

montée Colombis

Le mont Colombis est l'un de ces cols les plus redoutables des Alpes du Sud, bien qu'il soit moins connu que les géants des Alpes. Si on le compare à des cols comme l'Isoard ou le Granon, qui à un profil similaire, on remarque qu'il est supérieur, en terme de dénivelé ou de pente moyenne. 

Pas très long, à peine 12 km depuis Remollon, mais avec des pourcentages sensationnels, les 100 mètres les plus raides sont à 16%, des chiffres comparables avec le mont du Chat ou le col de la Loze. 9 % de moyenne sur l'ensemble de l'ascension, 1 065 mètres de dénivelé positif, des chiffres qui suffisent à faire hésiter même les grimpeurs les plus aguerris. Une seule voie d'accès depuis le versant sud, et on redescend par où l'on est monté.

Alors serez vous prêt pour tenter de battre le record de la montée, sur Strava, de Loic Ruffaut en 41 min et 7 secondes, plus rapide que Rudy Molard !

 

  • Altitude du sommet : 1 750 m
  • Distance : 12 km
  • Dénivelé positif : 1060 m
  • Pente moyenne : 9 %
  • 100 m plus raides : 15, 7 %

L'ascension se découpe en trois actes distincts :

Le premier démarre prudemment, comme pour vous mettre en confiance. La route quitte Remollon sur une pente qui monte progressivement de 5,5 à 9 %, elle est étroite, et treize lacets s'enchaînent dans la première moitié. On traverse le village de Théus avant qu'un premier passage d'environ 1 400 mètres à 11 % ne vienne rappeler que la montagne ne plaisante pas longtemps. La route est belle, l'environnement déjà sauvage, et les jambes tournent encore bien.

Le deuxième acte est ce qu'on pourrait appeler le faux répit. Pendant 2 km, la pente s'adoucit autour de 6-7 %, on traverse le hameau du Poët, et le corps soufflerait presque. C'est le seul moment du parcours où l'on peut « récupérer », et profitez-en car le plus dur est à venir.

Vient ensuite le troisième acte sur 5 km et, sans doute, le plus brutal. La pente repart à 8,5 % avant de grimper progressivement vers 12 %, sans jamais vraiment redescendre. À mi-chemin de ce dernier tronçon, la route offre un cadeau inattendu : la vue sur les Demoiselles Coiffées de Théus, ces étranges colonnes d'argile coiffées de pierres, surgissent dans le paysage comme une hallucination méritée. Prenez le temps de les regarder, parce que les 2 derniers kilomètres forment un joli bouquet final. 12 % de moyenne avec quelques passages ponctuels à 14 %, de quoi garder de bons souvenirs. 

Au sommet, à 1 733 mètres d'altitude, le panorama sur le massif des Écrins s'ouvre dans toute sa démesure. Peu d'endroits dans les Alpes du Sud offrent une telle récompense pour un tel effort. Le mont Colombis ne fait pas parler de lui comme le Ventoux ou l’Isoard, et c'est peut-être sa plus grande qualité : on y est seul, sans la foule, face à la montagne.

Pour affuter vos jambes avant de vous frottez au Colombis, n'hésitez pas à vous entrainez sur les pentes du col de Moissière ou du col Lebraut au bord du lac de Serre-Ponçon. 

Découvrir les vallées de Serre-Ponçon